Découvrez vite ces petites histoires publiées au format sac à main. Pratiques et passionnantes, vous les emporterez partout et tout au long de la journée : dans le métro, chez le médecin, à la pause déjeuner…
Placez votre souris sur une des miniatures ci-dessous et cliquez si vous désirez accéder à sa présentation détaillée.
2,00 euros le livre (frais d'envoi : 0,90 euro)






























lundi 31 août 2009

Naufrage de Marcel Uderzo et Didier Ray - adapté de R.-L. Stevenson



«Nous sommes toute notre vie en route vers notre fin», voilà ce que nous souligne Robert-Louis Stevenson dans «Naufrage». Dès lors, si nous nous trouvons sur un navire en plein océan et que nous apprenons qu'il a bel et bien décidé de sombrer, à quoi bon céder à la panique ? Que nous n'en ressortirons pas vivants nous avait été annoncé bien avant et ne doit pas pour autant nous interdire de profiter dignement de ces derniers instants.

Traduit de l'anglais et adapté par Didier Ray, ce conte de Robert-Louis Stevenson est ici magnifiquement servi par le dessin de Marcel Uderzo ; le ponton, les cordages, la troupe des matelots et l'immense agitation océanique sont ici parfaitement rendus et vous emportent au cœur de ce Naufrage !

EXTRAIT :



LES AUTEURS : Robert-Louis Stevenson Edimbourg, 1850 - Samoa, Polynésie, 1894. Né d’une famille d’ingénieur et très jeune tuberculeux, il a passé sa courte vie à explorer le roman d’aventure et les récits fantastiques. Auteur de « L’étrange cas du docteur Jekyll et Mister Hyde », Stevenson reste le père incontesté de ce genre littéraire.

Marcel Uderzo - Dessin - Né il y a belle lurette en 1933. Sans être gratouilleur de guitares, il en fabrique pourtant durant vingt ans. Las de cette ritournelle, il réalise ensuite l’encrage et les mises en couleurs de treize albums d’Astérix. Depuis 1980, libre comme l’air, il dessine chez de nombreux et sympathiques éditeurs.

Didier Ray- Traduction, scénario et adaptation - Dix ans avant le premier pas sur la lune, il découvre « l’Etoile mystérieuse », puis fait un « Tour de Gaule ». Il jette l’ancre un temps parmi les sciences humaines, mais les vents le poussent vers le dessin. Dès lors, il n’a jamais cessé de naviguer entre illustrations, BD, couleurs, musique et mots.


ISBN 978-2-917470-14-5
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Une tache de Sandrine Brossel



Le dixième volume des éditions Filaplomb débute une nouvelle série intitulé «le fil graphique» qui rassemblera des récits plus imagés, moins basés sur le texte. Ce n'est pas tant en insistant que Sandrine Brossel m'a convaincu de lancer cette nouvelle collection mais plutôt en travaillant spécifiquement pour ce format et ces contraintes techniques. Elle y a adapté son talent et sa capacité à inventer des histoires faites de bouts de rien reliés entre eux.
Il était question au départ d'une collection jeunesse, de livres pour enfants et c'est au fur et à mesure de l'avancée du projet, de la qualité du travail fourni qu'il m'est apparu comme évident que d'enfermer ce livre dans une telle catégorie serait le priver tous les lecteurs adultes.

Bien sûr, l'histoire reste simple et abordable par les plus jeunes et vous prendrez plaisir, je le crois, à parcourir avec eux, le soir, tous les détails graphiques. On y croise différents animaux et chaque tache y est une forme ouverte sur l'imaginaire comme le sont au ciel les merveilleux nuages qui se réinventent en permanence.
Mais s'ajoute à cela le thème universel de celui qui se cherche dans la vie, cette tache qui quitte les siens et son univers familier pour goûter l'herbe forcément plus verte ailleurs. C'est là la grande force de Sandrine Brossel que de raconter des choses essentielles sous des airs anodins et légers, de jouer sur les différents niveaux de la narration pour capter le lecteur qu'il ait sept ou septante-sept ans….

EXTRAIT :


L'AUTEUR : Sandrine Brossel savoure sa trentaine dans le Nord. Tour à tour, journaliste(s) de pacotille(s) à ses heures perdues, fabriqueuses d'histoires et d'images à ses heures trouvées, chercheuse de sérénité, philosophe des campagnes et recycleuse en papier et compagnie, elle gagne aujourd'hui du galon et de la passementerie en publiant sa première nouvelle graphique aux éditions Filaplomb.
Elle a de nombreux autres projets en cours de broderies et d'imagination, à découvrir sur son blog
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ISBN 978-2-917470-13-8

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Le matin-bonheur de Monsieur Clap de Émeline Bravo



EXTRAIT : «[…] Lorsque Monsieur Clap ouvre les yeux, à sept heures, le trois janvier, il n'est pas certain de ne plus rêver. Au dessus de lui, le matin-bonheur le regarde avec deux grands yeux noirs pleins de douceur. Il sourit :
— Bonjour, dit-il.
— Bonjour, répond Monsieur Clap intimidé.
Par la fenêtre pénètre un soleil bouleversant. Monsieur Clap trébuche en enfilant ses chaussons. Sur la table de la cuisine un bol de café fume, six tartines beurrées, recouvertes de gelée de groseille, sont disposées en étoile dans une assiette.
— Tu peux me donner un nom si tu veux, dit le matin-bonheur. Monsieur Clap réfléchit. La gelée de groseille glisse dans sa gorge comme un nectar. Il boit son café lentement, les mains autour du bol, le nez dans la fumée qui s'élève en réchauffant son visage. […]»
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Il n'est bien sûr pas possible de gagner un matin-bonheur comme il arrive ici à Monsieur Clap, ni même qu'il vive réellement les instants de félicité qui vont en résulter. Il n'est évidemment pas réalisable qu'une femme, au hasard du métro, se mette à l'aimer éperdument, pas plus que ne puisse s'effacer soudain le décès qui le sépare d'un être cher. Monsieur Clap est un type bien trop ordinaire et on ne sait pas vraiment ce qu'est cette chose, cet animal.
C'est pourtant par ce glissement vers le merveilleux, par cette proximité avec le conte, que cette nouvelle réussit le tour de force de nous emmener au delà du cadre strict de la réalité. Il y est question du bonheur et de l'amour qui sont à partager…
Un jour, Monsieur Clap gagne un matin-bonheur…

Bien avant que le classement Wikio souligne chaque mois la qualité littéraire de son blog, j'avais contacté Zoridae pour lui demander si elle souhaitait proposer des textes aux éditions Filaplomb. Puisque les tapuscrits sont datés lorsque leur tour est venu d'être imprimé pour passer en lecture, je peux vérifier que cela se passait en décembre 2007.
Il est vrai qu'entre-temps, Emeline Bravo a déjà publié une nouvelle «L'Ombre de ton chat» que le bouche à oreille, quoique lentement, pousse de plus en plus de lecteurs à découvrir et qu'elle l'avait proposée dans le même envoi de mail, si ma mémoire ne manque pas de précision.
Cette date et cette durée me surprennent d'autant plus que pendant tout ce temps, l'histoire de Monsieur Clap m'est resté gravée en mémoire, même si c'est accompagné de cette impression diffuse telle celle des rêves agréables dont les bords flous nous empêchent presque malheureusement de les confondre avec la réalité.

L'AUTEUR : Emeline Bravo écrit et chante à Paris. Elle voudrait chanter comme elle respire et écrire comme elle chante. En attendant, elle travaille…
Après «L'ombre de ton chat», c'est sa deuxième nouvelle publiée aux éditions Filaplomb
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ISBN 978-2-917470-12-1












Judith suivi de Les pleurs de mes pères de Sébastien Ponnou



EXTRAIT de Judith : «Nous as-tu entendus t'appeler dans nos soupirs, dans notre étreinte ; notre désir et la terre en équilibre entre nos reins ?
C'est l'aurore, ou le crépuscule, le jour précédent le jour. Rien n'est fait mais tout est là. Il y a elle, il y a moi, et tu nous manques déjà. Pourtant tu n'es que songes, que mots, une goutte dans un bain de langage. Nous sommes seuls, l'un en l'autre, et nous faisons l'amour…».

EXTRAIT de Les pleurs de mes pères : «Mes Pères sont ces millions de voix qui résonnent pour l'éternité de leurs luttes au comble de l'inimaginable, et au nom desquelles tu existes Israël, laisse moi t'appeler pays d'amour et de vie, en hommage à mes Pères, laisse mon cœur s'échouer sur tes rivages, berce-moi, embrase nos corps, enivre-moi de tes beautés, livre-toi, que je repose ma tête sur ta poitrine et m'endorme. Je voudrais t'aimer, juste t'aimer, quand chaque meurtre nous sépare…».

Les enfants sont faits de chairs, de sang et de l'amour dans lequel ils ont été conçus.
Sébastien Ponnou nous livre un texte ciselé et sensuel où se mèlent les corps biologiques, l'incarnation du désir et la naissance déjà, de l'enfant à venir. Autant qu'à la femme qu'il aime, il révèle à Judith, la teneur de ce qui se tenait dans ces instants en son cœur d'homme et de futur père. Un regard tout masculin et plutôt neuf sur ces instants de vie.
C'est encore la question filiale qui se retrouve en exergue dans «Les pleurs de mes pères».
A travers une lettre passionnée qu'il destine à Israël comme on écrit à quelqu'un de profondèment aimé, il dit sa colère face au déroulement du conflit en cours avec les Palestiniens.
Deux textes d'un style impressionnant, percutant, limpide et passionné, à découvrir de toute urgence !.

L'AUTEUR : Sébastien Ponnou a vingt cinq ans et vit en région bordelaise. Après des études de lettres modernes, il s'oriente vers une formation et une carrière en travail social.
Eternel étudiant, il poursuit par ailleurs un travail de création et d'exploration par l'écriture lui permettant d'approfondir et d'enrichir son être au monde. Extraites d'un recueil de nouvelles, il publie «Judith suivi de Les pleurs de mes Pères» aux éditions Filaplömb
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ISBN 978-2-917470-11-4












23 octobre de Léa Antony


























EXTRAIT :
«Claire pense souvent à s'arrêter. Arrêter de travailler sur l'image que l'entreprise doit donner aux clients, sur son image vis-à-vis de l'équipe, arrêter de ne plus se reconnaître en croisant son regard dans les miroirs. Claire voudrait redevenir elle même : femme fidèle et maman disponible. Prendre le temps de jouer avec ses enfants sans s'énerver car le repas n'est pas prêt, qu'ils ne sont pas encore douchés et qu'il est déjà vingt heures trente. Avoir le temps de profiter d'Adrien, discuter politique, peindre ou tricoter devant une cheminée. Elle en a parlé à Adrien. Il dit qu'il comprend. Que lui aussi. Qu'un jour…».

Qui n'a jamais rêvé de vivre une autre vie ? Sommes-nous si sûrs qu'elle serait meilleure ? Claire, la quarantaine, mariée, deux enfants : Léa Antony nous propose un étonnant voyage sur les deux versants possibles de cette vie. D'un côté, Claire, parisienne professionnellement accomplie, rêve d'une autre vie… L'autre versant nous propose une Claire savoyarde, mère accomplie qui rêve d'une autre vie…
Un texte qui dissèque les possibles issus de nos rêves confrontés à la réalité de nos choix.

L'AUTEUR : Écrivaillon de nouvelles depuis l'âge de sept ans, elle essaie de conjuguer vie professionnelle, vie familiale et "vie artistique". L'écriture est son anti-dépresseur, une partie d'elle qui essaie d'échapper aux convenances, à la banalité et à la routine.
Léa Antony a remporté une dizaine de prix dans les concours de nouvelles ces dernières années. Elle vient de recevoir le prix spécial du jury du concours de nouvelles d'Issy les Moulineaux pour « Bilan d'étape » et « Papa », nominée au concours de l'ASAC (Lyon) a été publiée dans le recueil issu du concours.

ISBN 978-2-917470-10-7












L'ombre de ton chat de Emeline Bravo



EXTRAIT : «[…] Les rides auxquelles je m’étais habituée me paraissaient aussi insultantes pour notre amour que l’étaient, sur mon corps, les traces de mes trois maternités. Tu n’as pas changé non plus, avais-je envie de dire, à un détail près… Mais je me taisais. Je cherchais dans tes yeux ce que nous pourrions devenir. Tes pupilles m’éclaboussaient de paillettes. Ton visage paraissait un peu chiffonné, à peine, par les années. Nous n’avons pas évoqué ce qui nous avait séparés, pas tout de suite. Nous nous tenions la main par-dessus la table d’un café où nous nous étions réfugiés. […]».

J'ai beaucoup de mal à vous parler de cette nouvelle. Il faut dire que "l'ombre de ton chat" de Emeline Bravo se joue dans la nuance, dans le détail et que je m'en voudrais d'en dévoiler la substance. Ce serait comme d'essayer de décrire un tableau impressionniste avec des mots. Il y est question d'une femme et d'un chat dans un appartement et qui s'observent. On y parle d’un amour qu’elle a perdu puis retrouvé. Mais peut-on retrouver l'amour qui s'était autrefois brisé ? Malgré les années, les distances et le poids du vécu, peut-on être de nouveau pleinement aimant et aimée ? Et si oui, comment cela se vit-il au quotidien ? Comment cela évolue-t-il dans le fil des jours ? Et comment cela dure-t-il ?
Et s'il venait à se perdre de nouveau ?

L'AUTEUR : Emeline Bravo écrit et chante à Paris. Elle voudrait chanter comme elle respire et écrire comme elle chante. En attendant, elle travaille….

ISBN 978-2-917470-09-1












La demande en mariage de Jean-Louis Ruffel



EXTRAIT : «[…] Elle le verrait demain. Lorsqu’il viendrait à sa rencontre sur les Allées, elle le reconnaîtrait de loin et son cœur se mettrait à fondre. Il était grand, svelte, avait des cheveux blonds qui flottaient au vent et une façon inimitable de lever les bras en la voyant et d’agiter la main. Elle adorait ses yeux bleus qui savaient être si tendres et si rieurs, […]».

Louis revient des Landes où il travaille et rentre à Béziers. Il y retrouvera Andrée et leurs promenades le long des Allées, sous le regard de la statue de Paul Riquet. Les jeunes gens viennent d'avoir vingt ans et c'est, en 1943, un âge où l'on s'inquiète de s'engager dans et pour la vie. Ainsi, Louis réfléchit-il à la manière dont il demandera la main de la jeune femme...
Jean-Louis Ruffel, tout en finesse et en nons-dits, nous transporte, à travers la pensée de chacun des deux, jusqu'à ce rendez-vous amoureux où doit avoir lieu la demande en mariage

L'AUTEUR : Jean-Louis Ruffel écrit des nouvelles, des pièces de théâtre et des poèmes depuis l’âge de 17 ans.
La littérature est ce qui lui permet d’approfondir sa propre humanité, le mystère de sa destinée et de son existence.
A 60 ans, Jean-Louis Ruffel vit aujourd’hui en Provence où il tente de se consacrer entièrement à son rêve de trouver un jour, grâce à l’écriture, “le lieu et la formule”.
Les Editions Filaplomb ont également édité «Florence», une autre de ses nouvelles.

ISBN 978-2-917470-08-4












Des hamsters et des hommes de Joan Aractingi



EXTRAIT : «Après quelques semaines, Laura n’envisageait même plus la possibilité de quitter mon appartement. Elle avait ramené toutes ses affaires. Ses fringues dans mes armoires, ses magazines par terre, ses photos de famille sur le frigo, et pour couronner le tout, un jour elle est revenue avec une cage immense dans laquelle une bestiole fébrile zigzaguait en couinant.
- C’est quoi ça ?
- Ben, c’est un hamster russe, voyons !».

Etant locataire en manque de moyen pour payer son loyer, on peut toujours opter pour le choix d'un colocataire. Encore faut-il prendre garde à ne pas héberger comme ici, d'une part un hyper maniaque de la propreté et d'autre part, une beauté entichée d'une nichée de hamsters nains. A moins que l'on aime comme Joan Aractingi dans cette nouvelle, se retrouver dans des situations cocasses et drôles !

L'AUTEUR : Joan Aractingi est née à Beyrouth en 1974. A l’âge de 3 ans, elle écrit son premier roman «Gariblüütz le canard boiteux», best-seller au style zen-flamboyant qui reçoit un accueil injustement mitigé de la critique parisienne, mais qui rencontre un succès planétaire en remportant le prestigieux Grand Prix des écoles maternelles au Festival de Littérature d'Ouzkadjistan oriental.
Avec «Des Hamsters et des hommes», Joan Aractingi brise enfin le plus brûlant des tabous de société : la délinquance du hamster nain albinos en milieu urbain. Elle espère que son œuvre littéraire mettra enfin un terme à la guerre entre les peuples, à la faim dans le monde et pourquoi pas au réchauffement climatique.

ISBN 978-2-917470-07-7 - En couverture : illustration de Didier Ray












L’étoile suivi de L’attaque de Joaquim Hock



EXTRAIT : «Le sultan a toujours aimé les choses merveilleuses. Il a, paraît-il, une vie onirique fort chargée. Il a en outre un orgueil de belle taille. C’est dire si l’idée de se retrouver soudain en possession d’une des étoiles du ciel avait tout pour le séduire, et le rendre encore plus enclin à la folie des grandeurs qu’à l’ordinaire.
Après avoir bien réfléchi à ce qu’il convenait de faire de cette nouvelle partie de son empire, il annonça de sa voix haute et claire qu’il avait l’intention de s’y rendre au plus vite…».

La littérature a aussi pour fonction de se moquer de l'actualité et quand elle le fait comme ici, par l'intermédiaire de la fiction, c'est souvent une réussite. Dans cette nouvelle, que pour moi-même je qualifie de «Conte moral et politique», Joaquim Hock nous raconte le caprice d'un sultan omnipotent. Une nouvelle étoile apparait au ciel et le dirigeant assoiffé de toujours plus de grandeur non seulement se l'attribue mais décide de plus de s'y rendre. Son entourage puis l'ensemble du pays est alors mis au travail pour exaucer ce souhait du souverain et permettre dans les plus brefs délais, l'extension extra-terrestre du royaume. Qui autour de lui osera finalement lui remettre les pieds sur terre, c'est justement tout l'objet de cette histoire !

L'AUTEUR : Alexandre Vialatte disait : «je suis né autrefois». Autrefois, en ce qui concerne Joaquim Hock, c’était le 27 août 1974 dans le curieux no man’s land de Belgique. Ses activités ont été depuis cette lointaine époque diverses et variées, mais il est surtout écrivain, traducteur d’anglais et plasticien.
Dès l’âge de 10 ans, il été fortement influencé par l’œuvre d’Alfred Jarry en général, et la science pataphysique en particulier. La pataphysique est la science des solutions imaginaires, et il croit avoir fait dans ce domaine quelques petites découvertes.
Son goût pour l’incongru se manifeste par un style où il aime mêler le sens et le nonsense. L’absurde n’est jamais loin dans ses textes, mais le bizarre naît toujours du quotidien. Faire accepter comme normal par le lecteur les descriptions et les situations les moins ordinaires est ce qu’il recherche en particulier.
Auteur de nombreux contes burlesques ou fantastiques parfois publiés dans des recueils et des revues françaises et belges, il a également écrit plusieurs romans qui attendent le bon vouloir des éditeurs.

ISBN 978-2-917470-06-0 - En couverture : illustration de Pierre Leroy













Sujitha, la fille à la tache en forme d'étoile de Claudine Tissier



EXTRAIT : «Dans mon propre foyer je n’existe pas. Parfois je me demande si je ne préférerais pas qu’ils me détestent. Au moins, j’occuperais leurs pensées, je ne serais pas seulement une ombre, indistincte et docile, qui vaque en silence aux taches ménagères et à qui jamais on ne parle si ce n’est pour ordonner.
Quand je quitte la maison, à sept heures, la ville n’est pas encore sortie de la léthargie nocturne. Les rues sont presque désertes et les sourires séduisants des femmes ornées d’or peintes sur les rideaux de fer des boutiques me narguent en silence. Elles vantent un bonheur auquel j’aspire de toute ma chair, celui d’éveiller le désir d’un homme.»

Le destin l'a affublée d'une tache de naissance indésirable et d'un mari qui ne l'est pas moins.
S'appuyant sur l'espoir d'un amour véritable auprès d'un chauffeur de car et rêvant plus que tout de devenir elle-même, Sujitha saura-t-elle se réaliser enfin ?


L'AUTEUR : Claudine Tissier, née en 1956 dans un petit village berrichon, partage actuellement son temps entre l'Italie et la France. Jamais lasse de contempler la planète et de rencontrer ses habitants, elle voyage, principalement en Asie.
Quand elle ne voyage pas elle enseigne. Quand elle n'enseigne pas elle écrit.
Se sentant citoyenne du monde, elle aime, à travers l'écriture, dépeindre ce qui unit les êtres humains : les sentiments, les petits riens quotidiens. Vous pouvez la retrouver sur son blog.

ISBN 978-2-917470-04-6













Le Chasseur de légendes de Madame de K.



EXTRAIT : «Je pris deux verres de vin de Moselle (le distributeur offrait un choix assez hétéroclite, entre sang de buffle, cocktail de vitamines, alcool de riz, jus de pommes…). La boisson était servie dans de vrais verres à pied en verre, souvenir sans doute d’un temps où le vaisseau faisait partie de la flotte d’une compagnie de luxe qui transportait le gratin des terriens pour des croisières huppées. Une trappe tapissée de caoutchouc était prévue, par laquelle vous étiez prié de restituer le verre. Je retournai vers ma place, m’arrêtai au siège de ma jolie voisine de devant et lui offris un verre. […]».

Et vous, qu'emmèneriez-vous sur une île déserte ?
Sans doute un tas de bons petits livres pour vous distraire, peut-être un peu de musique (pensez alors à stocker les piles en prévision) ou bien quelques conserves de plats cuisinés par un Chef étoilé [et néanmoins toqué], histoire de vous changer du poisson quotidien. Madame de K., pour sa part voit beaucoup plus loin. Elle imagine ce que l'humanité emporterait s'il s'agissait de s'établir sur d'autres planètes, ce dont nous aurions besoin s'il s'agissait de nous installer durablement en un autre lieu de l'univers. Et quoi de plus indispensable alors que ces contes et légendes qui peuplent notre imaginaire ? Encore faut-il d'abord pouvoir les transporter…
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L'AUTEUR : Madame de K est une ménagère de moins de 50 ans qui s’encanaille en galopant sur le dos des chevaux fous de la fiction, armée seulement de sa plume et de son dictionnaire. Elle tente aussi de séduire les trompettes de la renommée au moyen de son blog.

ISBN 978-2-917470-05-3 - En couverture : photo de Monsieur de K.













Tout le monde sait que la bonne humeur sent les fleurs de Jessica Lisse


EXTRAIT : «Les cafés parisiens sont quelquefois beaux et bien. Nous les sélectionnons, bientôt devenons des presque expertes des bistrots parigots. Une belle vue sur la rue. Des miettes de sucre à ramasser à l’index sur le dessus de la table. De la crème à la surface. Mais également un serveur hésitant. Des enfants, des mamans, des choses de roman. Des jeunes gens, des écrivains, s’approcher se pencher pour demander :
- Qu’est ce que vous écrivez ?»
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Jessica Lisse tient un blog qui, depuis mes débuts en tant que tel, m'impressionne. Elle y met en scène le jour le jour d’une manière qui lui est propre. Légèrement décalée, toujours un petit peu à côté mais touchant juste ; c'est un art difficile. Elle mêle à sa manière le langage et des images de son crû, afin de rendre compte d'une certaine partie de son quotidien. Les choses y sont réelles mais pas tout à fait…
La voici pour la première fois et pour les éditions Filaplomb, sortie de son écran pour tenter l'aventure de l'écriture sur papier. Ici, deux adolescentes montent à Paris pour visiter les écoles d'Arts Appliqués, les couloirs du métro et la vieille dame en fer de plus de trois cent mètres de haut. Ça pétille, ça sourit, ça se complice et partout règne un grand appétit de la grande vie qui s'annonce. Un texte plein de bonne humeur pour une visite de la capitale avec un regard sur le monde tout à fait réjouissant…

L'AUTEUR : Jessica Lisse, 18 ans, écrit pour de vrai depuis qu’elle a arrêté de recopier les livres de son enfance dans ses petits cahiers. Elle se passionne pour les mots et les images, les mots qui font des images et font naître des couleurs dans la tête des gens.
Elle vit actuellement dans la région grenobloise où elle étudie les arts appliqués depuis trois ans.

ISBN 978-2-917470-03-9 - En couverture : dessin de l'auteure.






Florence de Jean-Louis Ruffel



EXTRAIT : «Elle s’était assise sur le bord du lit, les yeux tournés vers la fenêtre sans rideau. Il se dirigea vers le lavabo. Il ouvrit le robinet. L’eau se mit à couler violemment à grands jets bruyants et saccadés. Dans le miroir jauni, il voyait le visage de Florence de biais, son buste un peu voûté et la pointe d’un sein. Elle ressemblait à l’un de ces mannequins de plastique dont on a ôté les vêtements et que l’on voit, après les fêtes, aux vitrines dévastées des grands magasins.
Elle lui sembla vieille, malade, étrangère, hostile. Il se demanda ce qu’il foutait là, comme un grand con, avec son truc à l’air, le slip au ras des fesses…»
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Une rencontre de rue entre un homme et une femme. De l'amour tarifé en lieu et place de la tendresse espérée. Des êtres incapables de se parler, voire de se toucher vraiment. Jean-Louis Ruffel aborde ici l'impossibilité de la relation entre deux personnes, l'incapacité d'échange qui les rend l'un et l'autre incapables de l'ouverture nécessaire…

L'AUTEUR : Parallèlement à ses études puis à sa vie professionnelle en entreprise, Jean-Louis Ruffel écrit des nouvelles et des pièces de théâtre depuis l’âge de 17 ans.
La littérature est pour lui ce qui lui permet d’approfondir sa propre humanité, un pont qu’il jette vers le mystère de sa destinée et de son existence.
A 60 ans, Jean-Louis Ruffel vit aujourd’hui en Provence dans la commune de Carry-le-Rouet où il tente de se consacrer entièrement à son rêve de trouver un jour, grâce à l’écriture, le lieu et la formule.


ISBN 978-2-917470-02-2













Sukuma et le boucher Armani de Barbara Souffir



EXTRAIT : «Le silence est tombé dans le bistrot. D’un coup. Le mannequin Armani jusque là inexistant s’était retourné. Les autres se sont tus. Ils s’étaient, en un peu plus d’une heure, habitués au mec comme s’il faisait partie des meubles. Et comme ça, subitement, il avait tourné la tête et semblait scruter Françoise à travers ses verres fumés. Il s’est avancé lentement vers elle. Ses pas claquaient sur le carrelage du bistrot et résonnaient presque. Comme si les pompes luisantes prenaient tranquillement possession du territoire. Tous les yeux présents dans le bistrot le suivaient, y compris l’orbite noire de Sukuma…».

Un bistrot dans lequel s’introduit un étranger, placide derrière ses lunettes de soleil. Une bande d’habitués circonspects devant cet inconnu avant que tout ne vire au cauchemar généralisé. Pendant que Sukuma, la cyclope africaine qui trône parmi les bouteilles, observe impassiblement et de son œil unique le carnage.

L'AUTEUR : Barbara Souffir s’appelle aussi BB Danger, Barbie des Rues ou La Rock’n’Roll Odalisque… Autant de pseudonymes nécessaires pour concilier ses contradictions : jeune vieille femme, écervelée brillante, altruiste misanthrope, spirituellement épicurienne, femme fatale de pacotille…
A 7 ans, elle se découvre musicienne et le restera. A 18 ans, elle sillonne les bars de banlieue et y étudie l’homme des comptoirs avec tendresse. A 21 ans, elle joue les Arianes de la plume sur la toile virtuelle juste pour faire son intéressante. A 24 ans, elle publie la nouvelle que vous tenez dans vos mains, résultat de ses errances et de ses visions. Sa conclusion ? La vérité humaine se trouve d’abord dans ses addictions.

ISBN 978-2-917470-01-5






dimanche 30 août 2009

Copenhague, suivi de Un couple idéal - Arnaud Dudek



EXTRAIT :
«Naguère, ils vivaient bruyamment et passionnément. Ça pétaradait comme un scooter au pot d’échappement troué. Des vacances décidées à la dernière minute, en toute liberté. Du camping sauvage, des chaussures de randonnée à semelle anti-bactérienne, des paysages incroyables. Des soutiens-gorge en dentelle, des kirs royaux, des positions amoureuses médaillées d’or en G.R.S., des ascenseurs bloqués entre deux étages. Le bonheur éternel devait suivre - logiquement. Pareil à celui de Tom Hanks et Meg Ryan dans ce film usé jusqu’à la corde que s’apprête à diffuser la troisième chaîne».

L'AUTEUR : Arnaud Dudek est né à Nancy en 1979. Quand il ne lit pas Philippe Jaenada, Jean Echenoz ou Emmanuel Carrère, il écrit de courtes nouvelles en revue (Décapage, Les Refusés, Bordel-sur-le-Net). Il raconte ici le couple dans sa vie au jour le jour, dissèque l’usure du sentiment amoureux, le décalage grandissant entre le désir d'absolu des débuts et le quotidien qui s’impose à nous. Comment accepter la banalité du vivre ensemble, soulever le poids des jours, des ans quand on aimerait rester joyeusement amoureux ? Comment vivre de grandes choses quand les petites banalités de l’habitude nous étouffent ?

ISBN 978-2-917470-00-8